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Kevin, apprenti Erasmus, a construit des chalets d’été en Finlande

Agé de 20 ans, Kevin Quaeybeur, titulaire d’un double CAP en charpente et en menuiserie est parti en Finlande 6 mois dans le cadre du programme Européen Erasmus +.

« J’adore voyager et découvrir de nouvelles cultures et nouveaux paysages et c’est ce qui m’a donné envie de partie en Finlande » explique Kevin, qui rentre en France. Il termine en effet un séjour de 6 mois, dans le cadre du programme Erasmus +, et serait bien resté quelques mois supplémentaires.

Le jeune homme titulaire d’un CAP en charpente et d’un autre en menuiserie a en effet découvert le programme Erasmus à l’occasion d’une réunion dans son centre de formation à Tours chez les Compagnons du Devoir. «Nous n’étions pas nombreux et seuls 4 d’entre nous sont finalement partis à l’étranger » indique-t-il

Pourquoi la Finlande ? « Par amour du bois et du froid » résume le jeune apprenti curieux de découvrir de nouveaux horizons. C’était aussi l’occasion pour lui de prendre le temps de réfléchir un peu à son avenir professionnel après l’obtention de son CAP et d’enrichir son CV. Peu à l’aise avec les langues étrangères, dont l’anglais, le jeune homme décide néanmoins de se lancer dans l’aventure.

Découverte de Joenssu en Finlande

Kevin arrive à Joenssu, une localité au sud-est de la Finlande avec un autre jeune français menuisier qu’il ne connaît pas, également en Erasmus. Bénéficiaire d’une bourse d’étude, Kevin doit suivre un programme de formation préétabli à raison de deux semaines en école suivies de 6 semaines en entreprise, non loin du centre de formation.

Les déplacements se font à pied ou en transport en commun et l’hébergement est assuré par le centre de formation qui bénéficie d’une structure de type Guest house pour les étudiants étrangers de passage. « Nous logions à deux dans une grande chambre et bénéficions d’une grande cuisine. Nous avons vu passer d’autres étudiants étrangers, allemands, autrichiens, mexicains… » explique Kevin.

« Les journées sont courtes à l’école car on commence le matin comme en France mais on finit à 14h/15h00, avec une longue pause déjeuner à 11h00 et d’autres pauses avant et après le repas » explique Kevin. Sur place, il travaille avec des logiciels professionnels et découvre des techniques de dessin intéressantes… On lui enseigne également le finnois, une langue difficile à maîtriser, dont il ne retient que quelques mots d’usage…

Kevin Quaeybeur, dans l’atelier bois de l’entreprise Vivaret à Joenssu.

Vivaret, une entreprise de charpente créée par un franco-finlandais

Après deux semaines à l’école, Kevin rejoint l’entreprise de Jonathan Carle, 29 ans, le jeune patron de l’entreprise de charpente Vivaret, créée il y a un an. Le responsable, né en France d’un père français et d’une mère finlandaise, s’est installé en Finlande il y a 4 ans pour créer son entreprise de charpente. Une aubaine pour Kevin qui peut parler français au travail !

« Il était prévu que je rejoigne une entreprise de menuiserie au départ, et finalement, nous avons permuté avec mon collègue Erasmus Pro car il parlait mieux anglais que moi… Chez Vivaret, J’ai donc retrouvé la charpente, mon métier de coeur et j’ai pu enrichir mon expérience grâce au savoir-faire de mon patron.

L’entreprise Vivaret créée il y a un an, construit en effet des chalets d’été haut de gamme autour des lacs de la région et Kevin a pu participer à la construction de l’un d’entre eux. « Nous avons également travaillé avec mon collègue Erasmus Pro qui a pu nous rejoindre vers la fin de notre séjour en Finlande » précise le jeune homme.

Kevin et son patron dans l’atelier de l’entreprise Vivaret en Filande. Une bonne complicité avec son patron a permis au jeune menuisier-charpentier d’apprécier son travail en Finlande.

Un patron charpentier à l’écoute de l’apprenti

Une bonne entente et complicité a pu s’établir entre Kevin et son patron, formé chez les Compagnons comme lui, bien qu’issu d’une autre organisation compagnonnique (la fédération compagnonnique). « J’ai toujours eu peur de travailler avec un patron Compagnon car je craignais de ne pas être à la hauteur de ses attentes » explique Kevin.

Cependant, en Finlande, le jeune apprenti apprécie la bonne ambiance de travail et les précieux conseils de son patron. « « Il a compris que l’apprenti doit apprendre son métier et qu’il faut l’aider à avancer. Ce type de relation avec un patron était nouveau pour moi et très enrichissant » confie Kevin.

Pour son retour, le jeune homme a décidé de se laisser un peu de temps. Après les retrouvailles avec la famille et ses meilleurs amis, il étudie quelques pistes pour travailler dans son métier (charpente et menuiserie) tout en voyageant… peut être en réalisant des chantiers internationaux.

« Je veux encore bouger et découvrir des chantiers innovants, et pourquoi pas me spécialiser dans les travaux de menuiserie sur des bateaux… j’envisage même de suivre une formation pour adulte dans ce domaine… » conclut Kevin.

 

Kevin a participé à la construction d’un chalet d’été dans le cadre de son stage Erasmus + en Finande

Erasmus + favorise la mobilité des apprentis en Europe

De 2016 à 2018, plus de 100 jeunes apprentis de 12 pays européens ont pu expérimenter une mobilité de 6 mois à 1 an dans un autre état membre de l’Union européenne. En collaboration avec l’agence Erasmus + France, le consortium EuroApp a présenté récemment les résultats de cette action, conduite dans le cadre du projet pilote initié par Jean Arthuis pour développer l’Erasmus des apprentis,.

« Erasmus + 2014-2020 » a succédé au programme européen « Jeunesse en action 2007-2013 ». Il rassemble tous les programmes actuels de l’Union européenne dans ces différents domaines.

Avec un budget de plus de 14 milliards d’euros, soit une augmentation de 40% par rapport à la période 2007-2013, il permet à plus de 5 millions de jeunes européens d’étudier, de se former et de participer à des activités de volontariat à l’étranger.

A l’initiative de la France, les principaux ministres européens de l’enseignement supérieur et de la recherche, de l’éducation et de la jeunesse avaient demandé officiellement à la Commission européenne de flécher le budget complémentaire en priorité vers les jeunes des filières professionnelles et technologiques.

Le message de l’ensemble des ministres français et européens a été entendu. Les lycéens et étudiants de ces filières, ainsi que les apprentis et les jeunes volontaires, sont plus nombreux à bénéficier de ces programmes de financement de la mobilité, contribuant ainsi à la démocratisation et à l’orientation à l’international de ces jeunes.

 

Source : Apiedoeuvre.fr

 

 

 

 

 

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