concours excellenceOlympiades

Olympiades des métiers : le niveau de la maçonnerie progresse !

Jack Malinge dirige une entreprise de maçonnerie et assure le rôle d’expert métier aux Olympiades des métiers. Selon le coach, les jeunes candidats présents à Caen ont été bien mieux préparés grâce à l’investissement des jurés et formateurs.

Jack Malinge, expert maçon, dirige une entreprise de maçonnerie de 5 salariés, dans le Maine et Loire. Candidat aux finales nationales des Olympiades des métiers à Lille, où il devient champion de France en 2009, il finit 5e mondial au Canada (Calgary).

Après la compétition internationale, le rôle d’expert métier lui est confié, un engagement assuré depuis maintenant 6 ans représentant 3 éditions du concours Worldskills.

Pourquoi a-t-il accepté ce rôle d’expert métier alors que sa vie professionnelle est plutôt bien remplie ? « C’est un peu comme une drogue, quand on a été candidat, et que l’on a vécu de tels moments, on a envie de continuer… et ces compétitions permettent aussi de former des jeunes professionnels compétents. Cela assure l’avenir de nos métiers » répond l’expert maçonnerie.

Pour remplir au mieux sa mission, le professionnel doit bien s’organiser et tout anticiper. Les préparations de sujet se déroulent pendant ses soirées et durant les week-end, et l’ensemble, avec les compétitions, occupent bien 5 semaines de son temps à l’année.

« Les vacances sont souvent consacrées aux Olympiades mais il faut s’organiser et ce n’est qu’un passage dans notre vie » reprend Jack Malinge, qui à l’instar de ses confrères dans les autres métiers, admet que cette mission doit demeurer un plaisir.

Jack Malinge consacre près de 5 semaines à la préparation des épreuves des Olympiades des métiers

Plus de volumes en briques et moins d’épures pour le sujet national

Qu’a-t-il pensé de la compétition nationale et du comportement des candidats à Caen ? « Quand on fait un sujet, c’est difficile de savoir si les candidats vont s’en bien sortir et terminer l’épreuve à temps. Ils sont heureusement 10 sur 13 à avoir terminé l’épreuve, et c’était en quelque sorte l’objectif.

En effet, selon l’expert métier, le sujet ne doit être ni trop simple ni trop difficile, ce qui a été confirmé puisque les deux tiers des candidats ont pu le terminer.

« J’avais mis plus de volumes en briques que d’habitude, mais le sujet était un peu moins complexe au niveau des épures. C’était un choix par rapport à l’épreuve de la compétition internationale à venir » reprend l’expert.

Le sujet de la compétition à Caen : plus de briques et moins d’épures pour correspondre au standard du concours international

Une bonne préparation en amont

Et si les jeunes ont fait une si belle compétition, de l’avis de Jack Malinge, c’est qu’ils ont été mieux préparés en amont par les jurés. « J’avais insisté sur ce point auprès des jurés car au cours des précédentes éditions, certains jeunes étaient arrivés mal préparés.

Cette absence de préparation est décevante, non seulement pour les candidats, mais aussi pour le public présent aux épreuves. Ce qui peut contribuer à donner une mauvaise image du métier au final » précise l’expert maçonnerie.

Or, la compétition de Caen a bien montré que les jurés s’étaient davantage investis dans cette compétition qu’ils connaissent de mieux en mieux… « Ce fut vraiment une belle expérience » conclut l’expert maçonnerie.

Les jeunes candidats en maçonnerie ont été mieux préparés en amont par leurs formateurs et coach, de l’avis de Jack Malinge

Entraînement pour la compétition internationale

La préparation à la compétition internationale a commencé dès le lendemain des résultats des Olympiades. « Il y aura 6 semaines d’entrainement techniques à préparer, et on va essayer d’être mobile. Nous aurons un centre à Angers mais l’objectif serait de faire quelques semaines de formation dans d’autres lieux, soit dans des CFA soit dans des entreprises.

« Ces changements de lieux permettent de se confronter à d’autres candidats, de changer d’élément et de matériaux, afin de pouvoir s’adapter à l’international dans un environnement qu’ils ne connaissent pas, avec d’autres conditions » reprend Jack Malinge.

Les sujets internationaux des précédentes compétitions seront travaillés, indique Jack Malinge. « Ils seront entrainés à faire de petites exercices bien précis et intensifs, comme la ligne droite ou le travail sur les briques à champs.

Ils feront également des exercices ciblés sur un système de maçonnerie pour se perfectionner. La seule solution pour progresser est l’entraînement, comme un athlète de haut niveau peut le faire… Et puis, le niveau international s’élève d’année en année, donc, à nous aussi, d’élever le niveau national… » conclut l’expert.

Les 13 candidats accompagnés des experts jurés à la fin du coup de sifflet final, le samedi 1er décembre à Caen.

Les vainqueurs en maçonnerie des finales des Olympiades à Caen 

– Or : Jeremy Fournier/ Hauts-De-France

– Argent : Tanguy Jedele /Nouvelle-Aquitaine

– Bronze : Luc Brignol /Occitanie

– Excellence : Romain Eneau /Provence-Alpes-Côte d’Azur

– Excellence : Timothée Bini Bourgogne-Franche-Comté

– Excellence : Maxence Douchet Grand-Est

Lire aussi Les autres résultats des finales de Caen

 

Source : Apiedoeuvre.fr

 

 

Tags

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer