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Le bâtiment affiche une bonne croissance de son activité en 2018

Malgré une croissance de 2,8 % en 2018, la fédération française du Bâtiment annonce un ralentissement de l’activité en 2019 dû en partie à la baisse de la construction neuve.

Après près de 5,0 % en volume sur 2017, le bâtiment affiche une croissance de 2,3 % de son activité en 2018. En détail, le logement neuf ralentit fortement à +2,8 %, compte tenu des premiers effets du décrochage des mises en chantier qui s’établissent à 404 000 unités contre 428 000 il y a un an.

A l’inverse, le non résidentiel neuf accélère à +7,4 %, notamment grâce aux segments des bureaux et des bâtiments administratifs en fortes progressions respectives de 11,9 % et 9,1 %.

Enfin, l’amélioration-entretien, qui compte pour plus de la moitié de l’activité, s’affiche en petite hausse de 0,8 %, mais avec des disparités prononcées entre le logement, en progression de 1,5 %, et le non résidentiel en retrait de 0,3 %.

30 000 postes créés en 2018

En termes d’emploi, 30 000 postes ont été créés par les entreprises du bâtiment en 2018, dont 24 000 salariés et 6 000 intérimaires en équivalent-emplois à temps plein (ETP). Globalement, la construction ressort comme le secteur le plus dynamique cette année, qui plus est avec une présence sur tout le territoire.

Reste que les entreprises de bâtiment ont souffert, tout au long de l’année, de deux problèmes majeurs : des difficultés de recrutement en forte augmentation, toutes tailles de structure et tous métiers confondus, ainsi qu’une modeste hausse des prix ne permettant pas de compenser la progression plus rapide des coûts, notamment des matériaux, des salaires et de l’énergie, donc des trésoreries et des marges qui peinent à se redresser.

En 2019, l’activité du bâtiment devrait connaître un atterrissage à -0,5 % en volume, résultant d’un premier semestre encore bien orienté mais d’un second en repli. Ce retournement de tendance sera dû au recul de 4,5 % du marché du logement neuf, les ouvertures de chantier poursuivant leur repli à rythme inchangé pour s’établir aux environs de 377 000 logements.

Réintégration du remplacement des fenêtres à simple vitrage dans le CITE

S’agissant des autres grands segments, ils verront leur activité encore progresser, mais à des rythmes moindres, soit +3,0 % pour le non résidentiel neuf et +0,5 % pour l’amélioration-entretien, ce dernier segment bénéficiant notamment de la réintégration du remplacement des fenêtres à simple vitrage dans le champ du CITE.

Compte tenu de l’habituel décalage entre baisse d’activité et décrochage de l’emploi, ainsi que des difficultés de recrutement toujours prégnantes fin 2018, le bâtiment créera encore aux environs de 5 000 postes salariés et intérimaires ETP en 2019.

Deux scenarios possibles pour 2019

Au-delà, le contexte économique et institutionnel étant marqué par un tassement de la croissance et par les élections municipales de 2020, deux scénarios sont envisageables.

Le premier, favorable puisqu’il reviendrait à effacer la baisse de 2019, table sur l’annonce rapide –avant fin juin 2019– d’un retour durable du PTZ à 40 % en zones B2 et C.

Le second scénario, avec disparition du PTZ en zones B2 et C dès 2020, ferait entrer de manière anticipée le bâtiment dans une nouvelle phase de crise, après seulement trois ans et demi d’une reprise avortée.

Source : Apiedoeuvre.fr

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