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L’aventure d’un couvreur candidat au concours du Meilleur ouvrier de France

Stéphane Colinet, couvreur-zingueur de profession et candidat au concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France » (MOF) vit une aventure hors du commun. Depuis 6 mois déjà, il réalise un ouvrage d’exception. Découvrez l’engagement passionné de Stéphane dans un documentaire inédit.

Stéphane Colinet, 46 ans, est contremaître de chantier depuis 7 ans chez Balas, entreprise de couverture sur Paris, spécialisée dans les Monuments historiques. Il a intégré l’entreprise il y a plus de 20 ans, après avoir obtenu son Brevet professionnel au Lycée Maximilien Perret et vécu quelques expériences professionnelles dans différentes entreprises de couverture.

Le choix de la branche monuments historiques s’est imposé à lui rapidement. « J’ai toujours soif de choses à découvrir dans le domaine des toits parisiens qui mêlent histoire, technique, culture et métiers de passionnés » résume le couvreur. Une branche exigeante et technique qui lui fait manier et travailler divers matériaux et métaux dans le respect total des règles de l’Art.

6 ans dans le projet du concours MOF

 Le Concours Un des Meilleurs Ouvriers de France ? Stéphane le découvre il y a 6 ans, lorsque son entreprise lui propose de le tenter. Entretemps, Balas décroche un chantier d’exception, celui de la rénovation de la couverture du ministère de la Culture qui va mobiliser le couvreur et son équipe pendant un bon moment. Le projet du concours est donc repoussé et Stéphane murit son projet tranquillement.

Pendant ce temps, un autre salarié du groupe Balas et collègue de Stéphane, Adrien Beaugendre, 23 ans, se décide à tenter le concours. Il obtient le titre de MOF et devient l’un des plus jeunes vainqueurs du concours. Ce sera l’un des déclics qui poussera Stéphane à tenter les épreuves qualificatives … « J’ai appris à travailler le métal durant mes week-end pendant un an, et avec l’aide d’Adrien, qui est aujourd’hui mon coach, j’ai perfectionné mes gestes. Adrien, c’est l’excellence et l’éxigence absolue… » résume Stéphane Colinet, admiratif.

MOF, une aventure professionnelle, personnelle et familiale

Après avoir passé avec succès les épreuves qualificatives des MOF couvreurs en novembre 2017, au lycée professionnel de Lucé, près de Chartres, Stéphane peut enfin se lancer dans le concours. Une véritable aventure pour le candidat : il lui faut réaliser en un an une maquette de toiture à l’échelle 1 mariant différents matériaux (terre cuite, bardeaux de châtaignier, cuivre, zinc) et éléments d’architecture (dont une lucarne et une tourelle). Le moindre détail peut avoir son importance et parfois nécessiter plusieurs heures voire plusieurs jours de travail si le candidat n’est pas satisfait.

En termes de temps, l’épreuve exige de 1200 heures à 1500 heures environ, selon l’exigence du candidat. Car, la note à obtenir et qui sera délivrée par le jury à l’issue d’une année de travail, est très élevée : 18 sur 20. Certes, mais selon quels critères ? « C’est à la fois un rêve et un cauchemar, car on se demande si l’on fait toujours suffisamment bien. En fait, on ne sait jamais si l’on est assez préparé et on veut toujours améliorer quelque chose » soupire Stéphane.

Les pré-requis indispensables pour mener l’aventure

Pour mener l’aventure à son terme, et sans préjuger du résultat, le candidat devra respecter quelques conditions. Il devra consacrer tout son temps libre à l’épreuve : Stéphane y consacre tous ses week-end et ses congés-vacances pendant une année entière.

Le candidat doit également bénéficier du soutien de ses proches, sans faille : Carole, son épouse, a accepté d’accompagner Stéphane dans son aventure pendant un an et de le soutenir, en participant aux travaux de polissage du cuivre…  Ce qui requiert une organisation étudiée (et des soutiens amicaux) quand on a de jeunes enfants.

Enfin, sur le plan professionnel, l’épreuve requiert patience, méthode, rigueur, détermination, curiosité et communication avec le coach, … malgré les doutes et les questions nombreuses qui apparaissent sur la route. Des qualités que notre candidat, discret et calme de nature, cultive tranquillement et sereinement pendant cette épreuve, certes technique, mais humaine avant tout. Une aventure que l’équipe du blog Apiedoeuvre suivra jusqu’au bout

 

Voir Epreuve finale du concours diplômant

 

Source : apiedoeuvre.fr

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