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Voici les lauréats de la 26e édition des MOF couvreurs

Ils sont 5 sur 14 à avoir décroché le titre de l’un des Meilleurs ouvriers de France dans la classe des métiers de la couverture et un candidat sur 2, dans la classe ornementation de toiture.

Le 26e concours restera une belle édition pour l’ensemble du jury. « C’est la première année où autant de candidats avaient le potentiel de devenir meilleurs ouvriers de France », confie Laurent Calmanovici, vice-président du jury.

En effet, sur les 33 candidats qui se sont présentés lors des épreuves qualificatives il y a un an, 14 couvreurs et 2 ornemanistes sont venus livrer leurs maquettes à Ingré (45) au mois de décembre dernier pour être évalués par le jury.  Et six candidats (dont un ornemaniste de toiture) ont décroché le titre, une très bonne nouvelle reçue par courrier à la mi-janvier, envoyé par le COET, deux longs mois après l’évaluation.

« Si nous avons reçu autant de maquettes, c’est que le sujet a plu et qu’il était abordable pour les candidats » rappelle le vice-président. Un sujet réel à réaliser en atelier et une oeuvre à présenter au jury après 1500 heures de travail, pour certains

Maquette de Damien Bouloy, lauréat MOF couvreur

Une note de 18 sur 20 pour décrocher le titre

Si les notes exactes des MOF ne sont pas connues, on sait qu’ils ont obtenu au moins 18 sur 20, pour décrocher le titre. Ce concours promeut en effet l’excellence et les moindres erreurs techniques coûtent cher aux concurrents. « Ces erreurs font toujours descendre la note du candidat » confirme Laurent Calmanovici.

Par ailleurs, certaines erreurs, plus rares, peuvent être dues à une libre interprétation du sujet par le candidat. « Il faut rester dans son métier de couvreur ou d’ornemaniste et ne pas créer des difficultés là où il n’y en a pas » confirme le vice-président du jury qui poursuit : « Nous encourageons vivement un grand nombre d’entre eux à se représenter car ils connaissent nos attentes et ils ont la capacité de réussir ce concours. Certains ont d’ailleurs confirmé leur intention de se représenter au concours ».

Maquette de Eric Romieu, lauréat MOF couvreur (au second plan), au premier plan, celle de Stéphane Colinet.

Un sujet en préparation pour le 27e concours

Le jury réfléchit déjà au sujet de l’épreuve du 27e concours, pour ne pas perdre de temps. Un sujet qui sera différent et comportera des variantes, mais qui ne peut pas pour l’heure être dévoilé.

Seule certitude, le sujet devra être réalisé en atelier avec une maquette réelle à présenter au jury, et non en loge, comme cela a pu être le cas, lors de précédentes éditions.

Maquette de Marc Linotte, lauréat MOF couvreur

Remise des médailles le 13 mai à la Sorbonne

En attendant la prochaine édition, la suite de l’aventure du 26e concours des lauréats MOF se conclura le 13 mai à Paris à la Sorbonne. « Ils pourront mettre le col bleu blanc rouge dès qu’ils auront reçus officiellement leur diplôme et leur médaille, mais pas avant » précise Laurent Calmanovici, lui-même titré Meilleur ouvrier de France.

Et après la remise des médailles et des diplômes, c’est le président de la République en personne qui devra recevoir traditionnellement à l’Elysée l’ensemble des meilleurs ouvriers de France de cette 26 édition, tous métiers confondus. Un moment fort que les candidats ne seront pas prêts d’oublier…

Maquette de Pascal Nogré, lauréat MOF couvreur (au premier plan)

Les candidats lauréats

. Pascal Nogré, formateur en couverture au BTP CFA Maine-et-Loire

. Marc Linotte, couvreur (Haute-Savoie)

. Stéphane Colinet, couvreur (Paris)

. Eric Romieu, formateur au CFA des Compagnons du Devoir à Nancy

. Damien Bouloy, couvreur (Rhône)

. Kevin Flour, ornemaniste (Aube)

Maquette de Kevin Flour, lauréat MOF en ornementation de toiture

Retour sur Stéphane Colinet

Stéphane Colinet que la rédaction a suivi pendant son épreuve a décroché le titre de meilleur ouvrier de France. Chef de chantier salarié chez Balas, entreprise de couverture bien connue en Ile-de-France, Stéphane attendait ce courrier de confirmation comme une délivrance.

Après le vote du jury, son oeuvre a été transportée dans l’entreprise parisienne au vu des collègues et des clients admiratifs qui ont pu mesurer l’ampleur du travail et les difficultés que Stéphane a dû gérer pendant un an.

« Je voudrai que ce travail puisse servir aux autres, et que les jeunes entrants dans la profession aient envie un jour de tenter le concours, afin de viser l’excellence dans leur métier » explique Stéphane. En attendant, le jeune lauréat MOF fait désormais partie du jury Couvreurs des meilleurs apprentis de France (MAF) dont le 19e concours a été lancé en octobre dernier.

Maquette de Stéphane Colinet, lauréat MOF couvreur

Source : Apiedoeuvre.fr

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